LAST MISSION

 


La dernière mission marque l'entrée en scène de VICTOR interprêté par Jean Reno. Pour NIKITA, c'est sa première mission en tant que responsable. Elle doit récupérer des documents volés par un diplomate d'une ambassade de l'Est. L'opération doit s'effectuer en douceur. Lors d'une visite du "client" chez l'une de ses maîtresses, l'équipe de NIKITA doit substituer un sosie au diplomate pour pénétrer dans l'ambassade.
Mais l'opération foire à cause d'un code qui a changé entre l'homme et ses gardes du corps. Les services secret décide d'envoyer un "nettoyeur" pour régler le problème. VICTOR ne travaille pas dans la finesse. Il nettoie par le vide. Il porte bien son titre. Il travaille rapidement et discrètement et ne fait pas de détails. Tous les gardes du corps y passent. Alors que le nettoyeur fait le ménage à l'acide, l'hystérie gagne le sosie qui tire sur VICTOR. Le tueur l'abat froidement. NIKITA au bord de la crise de nerfs accepte sous la menace de prendre la place du sosie pour pénétrer dans l'ambassade...
Cette scène est empreinte du tension constante du fait des risques que comportent la mission. De plus, il s'agit de la première fois que NIKITA est seule responsable d'une opération . Malgré son conditionnement, on sent la fragilité de la jeune femme percer sous le masque de l'agent froid et déterminé. Lorsque l'incident se produit, la première réaction de NIKITA est d'ailleurs d'arrêter l'opération. Mais dans cette affaire, si elle garde son autonomie pour le choix de son équipe et sur la façon de mener à bien la mission, ce sont les services secrets qui décident de la marche à suivre. Il est alors évident que le conflit entre NIKITA et sa hiérarchie ne cessera jamais.
 

Paradoxalement, c'est le personnage de VICTOR qui apporte une touche humoristique à la scène. Pour preuve, la séquence à l'ambassade où le nettoyeur baisse la vitre de la Mercedes pour abattre un garde trop "attachant" puis la remonte aussitôt. On comprend bien pourquoi Jean et Luc ont voulu développer dans LÉON tout le potentiel inexploité de VICTOR.
La séquence dans la salle de bains a nécessité des litres de faux sang. Après plusieurs prises, il y avait du sang partout. Besson raconte qu'en rentrant chez lui après kle tournage de cette scène, les gens le regardaient bizarrement. Il s'aperçu alors en se regardant dans un miroir qu'il était couvert de sang ! L'autre séquence techniquement délicate est la fuite de la Mercedes à travers le mur de l'ambassade. Besson a déjà démontré sa maîtrise de ce genre de scène dans la poursuite du pré-générique de SUBWAY. Dans NIKITA, la Mercedes traverse un (faux) mur alors que son pare-brise arrière explose sous les impacts de balles des gardes de l'ambassade !
Michel Norman, le responsable des cascade dit que c'est un peu frustrant de travailler avec Besson parce que lorsque l'on arrive sur le plateau, Luc a déjà tout combiner avec Dan Weil et qu'il n'y a plus qu'à tourner. Si il pouvait, il ferait la cascade lui-même ! Il est amusant de noter que la supposée Mercedes 500 SEL est en fait une Opel recarrossée pour le passage à travers le mur faisant ainsi économiser plus de 400 000 F à la production. Il n'y a pas de petites économies... A l'instar des animaux, les producteurs auraient pu préciser dans le générique de fin que "Au cours du tournage de ce film, aucune Mercedes n'a été maltraitée ou blessée."


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