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ATTACHÉ D'AMBASSADE
Jean Bouise
Jean Bouise est comme Jean Reno un habitué des films de Besson. Il a été successivement le viel homme qui réapprend à parler à Pierre Jolivet dans LE DERNIER COMBAT, le chef de station dans SUBWAY, l'oncle Louis dans LE GRAND BLEU. Il finit sa carrière et sa vie discrètement fidèle à son image avec un petit rôle dans NIKITA. Besson lui a dédié le film. "La disparition de Jean Bouise a été un événement affreux, affreux. Sincèrement, depuis quinze ans que je suis dans le cinéma, c'est l'être le plus adorable que j'aie rencontré. C'était un type généreux, le coeur sur la main. Le genre d'homme qui, sur un court-métrage de jeunes, prenait le chèque que les gars étaient tout fiers de pouvoir lui donner, disait merci et ne le touchait jamais... Il le déchirait en rentrant chez lui. Il avait la faculté de donner le moral à tout le monde : il arrivait quelquefois à des moments du tournage où l'on était à bout, et il racontait des histoires, il nous remontait, il insufflait la pêche à tout le plateau. Il était vraiment très positif. Et tellement bon comédien qu'il a réussi à nous faire croire, pendant tout le tournage, qu'il allait de mieux en mieux. A présent, avec le recul, je me rends compte que physiquement, il allait en fait de moins en moins bien. Mais lui vous expliquait que là, justement, il était fatigué sous le coup du traitement mais que maintenant, il allait vers l'amélioration, etc. On arrivait tellement à le croire, qu'il a disparu sans qu'on s'en aperçoive... Il ne s'est jamais plaint, jamais, alors on était persuadés qu'il allait mieux. Et ça, c'est terrible, parce qu'il est parti sans crier gare, d'un coup, en nous laissant comme ça, alors qu'on avait encore des tas de choses à lui dire, des tas de choses... Quand j'ai fait le montage du film, il y a eu des moments de peine, les premières fois où je l'ai retrouvé dans les rushes : monter quelqu'un qui a disparu, auquel on tenait, c'est vraiment dur. je n'oublierai jamais cet homme là." |
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