ew York Killer

Le premier plan newyorkais de Léon est un plan volé. Léon et Mathilda marche côte à côte d'un pas rapide sur la 6e Avenue. Elle tient la plante. Il porte le matos. "Mathilda, ne refais jamais ça où je te casse la tête". Besson était caché dans une camionette avec un 800 mm, un casque sur la tête pour entendre la régie. Car, "en bons Français", comme dit Luc, il n'avait pas d'autorisation de tournage. Trop compliqué !

Deuxième séquence amusante. L'hélicoptère. Besson avait prévu un gros travelling avant ou l'hélicoptère franchirait Central Park pour s'engouffrer entre les buildings de Manhattan comme dans le grand canyon. Bien entendu, ce genre de fantaisie est formellement interdite et il savait qu'il ne trouverait aucun pilote assez inconscient. Il dit donc au pilote de passer au-dessus de Cental Park en direction des immeubles et d'attendre son "Coupez" pour prendre de l'altitude. Luc branche le nose-mount (système anti-vibratoire pour la caméra extérieure) et se concentre sur l'écran de contrôle. Les immeubles se rapprochent. Le pilote commence à s'inquiéter "C'est bon, là ?". "Pas encore, pas encore" répond Besson. En fait, il a décider de ne pas lui dire le fameux "Coupez". Soudain, le pilote se rend compte qu'il n'aura pas le temps de passer au-dessus buildings. Il effectue un virage serré au raz des fenêtres. Il paraît que l'on peut voir les gens dans leur chambre d'hôtel sur les rushes !

Cette séquence a donné à Besson l'idée de reprendre le cadrage utilisé dans le générique du Grand Bleu et Nikita avec cette fois-ci un final en panoramique sur New York, cité perdue au mileu de la jungle.

Attendez-moi là. J'en ai pour 5 minutes !

"Un mec comme Léon ne peut vivre qu'à New York. A Paris, tu te fais répérer par les concièrges. A New York, si tu passes avec une plume dans le cul, c'est tout à fait normal"

Jean Reno


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